Intoxications végétales chez les équidés

Que ce soit dans les pâtures, puis dans les fourrages, dans les jardins des propriétés équestres ou les lieux avoisinants, les plantes toxiques font malheureusement partie intégrante de l’environnement des équidés. De par leur régime alimentaire d’herbivore, ces derniers se retrouvent de plus en plus confrontés à des problèmes d’intoxications végétales. Quelles en sont les raisons ? Quelles sont les principales espèces à connaître et les moyens de prévention/lutte ? Petit point sur les plantes toxiques.

 

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Niveau de technicité :
cheval au paddock s'attaquant à une haie
Sommaire

Les intoxications végétales chez les équidés : un risque (ré)émergent

L’augmentation des risques d’intoxications végétales chez les équidés résulte de plusieurs facteurs, dont les modifications d’usage des chevaux, la gestion plus ou moins pertinente des pâtures, des accès à de nouveaux territoires, parfois une méconnaissance des plantes potentiellement dangereuses, des introductions de nouveaux végétaux dans l’environnement des chevaux et des modifications du climat.

 

Une méconnaissance croissante des plantes par le public

 

Diversité spécifique des prairiesQu’il soit amateur voire parfois même professionnel, le public manque généralement de connaissances de base en botanique, sur les espèces prairiales à rechercher (graminées/légumineuses fourragères) ou, à l’inverse, les espèces indésirables (adventices) voire dangereuses (plantes toxiques) à éviter. Outre une potentielle dégradation de la qualité des prairies destinées à l’alimentation des équidés, cette méconnaissance des plantes est également à l’origine de nombreux cas d’intoxications végétales qui n’auraient jamais existé auparavant. Parfois, par ignorance, elle conduit même à des comportements inappropriés, potentiellement dangereux pour la santé des équidés, comme le dépôt de déchets verts (résidus de tonte ou de taille de haies) en bordure de pâture. De plus, ces végétaux issus des jardins d’agrément peuvent receler des plantes non autochtones ou méconnues des animaux qui ont parfois des effets délétères sur leur santé.

 

Climat et pratiques agricoles : sélection non désirée de plantes résistantes

 

Zone surpaturée au préLa majeure partie des détenteurs/éleveurs d’équidés en France ayant un profil plutôt « amateur », les « véritables » agriculteurs se font de plus en plus rares et la filière équine fait figure d’exception dans le milieu agricole. De plus, les équidés sont entretenus dans toutes les régions de France et, faute de surfaces herbagères et parfois de connaissances agronomiques suffisantes, un trop grand nombre d’exploitations équines gèrent mal le pâturage et n’entretiennent pas assez leurs prairies (refus, sols nus, surpâturage, piétinement…), pourtant à la base de l’alimentation des équidés. Cette mauvaise gestion des prairies impacte non seulement la qualité du couvert végétal prairial, donc de l’herbe pâturée/fauchée, mais ouvre aussi la porte à des intrusions et des proliférations de végétaux aux effets indésirables pour les animaux en raison de leur caractère épineux, d’une faible valeur alimentaire, de concentration de substances irritantes ou à effet systémiques. En outre, les modifications du climat semblent également faire évoluer les profils botaniques dans les pâtures et favoriser les plantes mieux adaptées comme les chardons, les euphorbes ou des plantes exotiques importées comme le séneçon du Cap. La réduction d’usage des herbicides (plan Ecophyto 2018) ou des molécules les plus rémanentes a permis de voir réapparaitre des plantes comme la nielle du blé, les daturas et les coquelicots. De plus, ces derniers ont acquis une résistance génétique à une famille d’herbicides utilisés pour minorer la présence des Dicotylédones adventices qui se développent au détriment des Poacées (Graminées) fourragères.

 

Les modifications du climat montrent une tendance à l’exagération des paramètres météorologiques à supporter par les végétaux (sécheresse, canicule, pluies violentes…). Cela induit des difficultés ponctuelles pour se procurer/produire localement des fourrages de bonne qualité et ouvre la possibilité à certaines plantes de devenir toxiques (augmentation de la concentration en principes toxiques, augmentation de la proportion de végétaux inhabituels…).

 

Extension de plantes envahissantes sur le territoire

 

Depuis plusieurs dizaines d’années, certaines plantes envahissantes ont d’abord colonisé les régions du sud de la France, où les prairies sont fragilisées par le climat (exemple de la porcelle enracinée lors de la canicule de 2003). Petit-à-petit, elles s’étendent sur l’ensemble du territoire et commencent à gagner des régions plus au nord, pourtant connues pour leurs vertes prairies (bocage normand par exemple) et jusque-là épargnées.

 

L’implantation d’arbres/arbustes, souvent hautement toxiques, le long des routes/autoroutes et la localisation de certaines structures équestres en zone périurbaine, à proximité de lieux délaissés (anciennes gravières, friches, voies ferrées…) favorisent également l’extension de ces plantes envahissantes parfois toxiques. En outre, les plantations sur l’espace public n’intègrent que très rarement le critère de leur toxicité/dangerosité pour l’homme et encore plus rarement pour les animaux domestiques. Certains végétaux sont par exemple plantés pour leurs aptitudes à tenir les talus (robinier ou cytise aubour) ou leur caractère décoratif (laurier cerise, laurier rose, euphorbes chariacas et myrsinites, ricin, rhododendron, datura….) et s’avèrent envahissant de proximité, aux potentialités toxiques pour les animaux. Le caractère toxique pour les animaux n’est pas pris en compte dans les listes de végétaux envahissants rédigées par les Conservatoires Botaniques Nationaux.

 

Incertitude sur la composition des fourrages

 

foinSéchés et morcelés, les végétaux présents dans les fourrages sont plus difficilement identifiables. Sauf à disposer d’une bonne culture botanique et bromatologique, il est donc difficile pour les détenteurs d'équidés d’appréhender la valeur alimentaire d’un foin et ses potentielles toxicités. Et ce, d'autant plus sans connaître la parcelle d'où il provient. Ainsi, pour ceux qui s’approvisionnent auprès d’agriculteurs tiers, il convient de sensibiliser ces derniers à la vigilance sur la fragilité du client vis-à-vis des plantes inhabituelles.

 

A chaque fois, bien spécifier que le foin est destiné à des chevaux, car les plantes n’ont pas toujours la même toxicité chez les ruminants…

 

Dans quelles circonstances les chevaux peuvent-ils s’intoxiquer ?

Zoom sur la bouche d’un cheval en train de brouterL’idée courante selon laquelle tous les chevaux savent parfaitement trier les plantes qu’ils consomment est fausse. Si la plupart d’entre eux en sont effectivement capables, certains n’arrivent cependant pas à sélectionner ce qu’ils mangent, surtout lorsqu’ils changent d’environnement. Mais même lorsqu’il sait trier, tout cheval peut un jour, dans des circonstances particulières, être amené à s’intoxiquer…

 


 

Bien que cela n’ait pas encore été démontré, la jument pourrait jouer un rôle dans l’apprentissage alimentaire du poulain, ce dernier apprenant en calquant son comportement sur celui de sa mère. Le tri des végétaux par le cheval repose avant tout sur les propriétés organoleptiques des plantes (goût, odeur, couleur…).

 

 

Difficultés d’identification des végétaux dans les fourrages

 

bouche d'un cheval mangeant du foinUn fourrage contenant des plantes toxiques est potentiellement plus dangereux que de l’herbe fraîche en contenant aussi. Non seulement la majeure partie des plantes toxiques conservent leur toxicité après dessiccation (à l’exception des boutons d’or et de la grande cigüe), mais la dessiccation peut en outre entraîner une modification des propriétés organoleptiques des végétaux (perte de certains facteurs de répulsion, modification du goût par diminution de l’amertume…), les rendant plus appétents dans les fourrages que sur pied.

 

Une fois les végétaux séchés, le cheval n’est donc plus en mesure de les trier. Les risques d’intoxications végétales sont ainsi plus importants dans les fourrages par rapport à de l’herbe fraîche.

Même pour les spécialistes, il est extrêmement compliqué voire quasi impossible d’identifier les végétaux présents dans le foin (sauf les grandes tiges de rumex par exemple). Les plantes étant morcelées et les tiges très peu spécifiques, l’identification des plantes se fait principalement à partir des feuilles, quand celles-ci ne sont pas trop abimées.

 

Des intoxications végétales via les concentrés sont aussi possibles. Les matières premières comme les céréales peuvent contenir des graines de plantes toxiques si le champ de culture en était envahi au moment de la récolte (exemple de la nielle des blés ou du datura dans le maïs).

 

 

Modification de la capacité de tri lors d’un stress environnemental

 

Le cheval est très sensible au milieu qui l’entoure. Son comportement alimentaire peut ainsi être modifié/perturbé suite à un stress environnemental.

 

Changement d’environnement

 

Tout changement d’environnement est source de stress pour l’animal. Lors d’un déménagement nord-sud par exemple, le cheval perd certains de ses repères et doit, entre autres, s’adapter à un nouveau climat et découvrir de nouvelles espèces végétales endémiques qu’il n’a encore jamais rencontrées. Les risques d’intoxications végétales sont alors plus élevés.

 

Il faut donc redoubler de vigilance lorsque le cheval change d’environnement ! Les balades en forêt, le pâturage, même temporaire, à proximité de parcelles délaissées, en bord de route ou dans des zones non cultivables (écopastoralisme et sylviopastoralisme)… sont autant de situations à risques.

 

 

Modifications climatiques

 

Avec le changement climatique, les épisodes de sécheresse, orages et/ou vents violents, fortes pluies… sont de plus en plus fréquents et parfois très brutaux. Ces conditions météorologiques ont un impact sur la flore composant ou environnant les prairies, et donc sur la faune qui s’y alimente.

 

Cheval mangeant des glandsAprès une période de sécheresse prolongée, un vent violent en fin d’été/début d’automne peut par exemple faire tomber d’importantes quantités de glands dans les pâtures comportant des chênes. Or, les chevaux en consomment volontiers. Si une consommation ponctuelle de quelques glands n’est pas toxique en soi, une chute soudaine et importante de glands encore immatures (plus toxiques) peut en revanche provoquer une intoxication.

 

Autre exemple : celui de la porcelle enracinée, une herbacée résistante à la sécheresse, à l’origine d’une recrudescence de cas de harper australien dans le sud de la France lors de la canicule de 2003.

 


Manque de ressources alimentaires et ennui

 

Dans la nature, le cheval passe en moyenne 15h par jour à s’alimenter, en broutant par petites quantités tout au long de la journée. Pour mieux respecter sa physiologie digestive et s’approcher de ses conditions de vie à l’état naturel, tout cheval devrait normalement pouvoir s’alimenter en continu : herbe en pâture, fourrages à volonté au box et/ou au paddock. Etroitement liés, l’absence de ressources et l’ennui peuvent amener le cheval à grignoter n’importe quoi.

 

C’est par exemple le cas en période de disette, après un épisode de sécheresse, en cas de surpâturage (notamment dans les paddocks) ou encore lorsque le sol est recouvert de neige. Les chevaux s’attaquent alors à des espèces végétales qu’ils n’auraient jusque-là jamais touchées, au risque de consommer des plantes toxiques.

 

Raclés et piétinés, les paddocks en herbe sont les zones les plus à risques. Faute d’herbe à brouter, les chevaux vont rapidement s’ennuyer lorsqu’ils y sont lâchés de manière prolongée. Ils vont alors s’intéresser aux espèces indésirables potentiellement présentes qui y prolifèrent, particulièrement en été lorsque les ressources en herbe sont rares.

 


Mettre du fourrage à disposition des chevaux dans les paddocks et lorsque que l’herbe vient à manquer (sécheresse en été, hiver…).

 

 

Par observation de l’homme

 

Du fait de leur domestication, les équidés s’intéressent au comportement de l’homme. Voir une personne toucher ou arracher une plante peut par exemple susciter leur intérêt et indirectement les inciter à y goûter, alors même qu’ils n’y toucheraient pas dans la nature. Pire encore, la situation où une personne tend innocemment une touffe d’herbe contenant une plante toxique, en guise de friandise.

 

Toujours arracher les plantes toxiques hors de la vue des chevaux. Si des chevaux sont présents à proximité, les éloigner au préalable. De même, les déchets verts doivent être soigneusement ramassés et ne jamais être distribués aux animaux.

 

 

Intoxications végétales de manière indirecte

 

Pâturage ras en présence d’éléments végétaux toxiques (graines, feuilles…)

 

En raclant une végétation rase, le cheval ne peut pas trier ce qu’il consomme. Il risque ainsi d’ingérer des éléments végétaux toxiques (graines/fruits de plantes toxiques tombés à terre voire disséminés dans la prairie par le vent, petits végétaux ras…).

 

Percolation de toxines dans l’eau de boisson

 

Chevaux buvant à l'abreuvoirLorsque des arbres/arbustes sont présents dans ou à proximité d’une pâture, il arrive parfois que certaines parties de la plante tombent dans l’abreuvoir (exemple : chute de fruits après de forts vents ou de feuilles mortes à l’automne). Ces parties toxiques peuvent alors libérer leur(s) toxine(s) par percolation dans l’eau de boisson et donc intoxiquer l’animal lorsqu’il s’abreuve. C’est le cas du laurier rose, dont les feuilles, bien que normalement peu appréciées des chevaux « en vert », sont extrêmement toxiques. Leur toxine percole facilement dans l’eau de boisson (surtout quand elles sont mortes).

 


 

La notion de risque d’intoxications végétales est à nuancer en fonction des saisons. En hiver, seuls les arbres et arbustes toxiques, ainsi que certaines plantes vivaces persistantes sous forme de rosette peuvent poser des problèmes au pré. Les risques sont surtout élevés :

•    A la belle saison, en lien avec la reprise de végétation et le développement des plantes herbacées annuelles.

•    Et à l’automne/fin d’été, en période de fructification de certains végétaux.

 

Plantes toxiques prédominantes en France métropolitaine

ZONES A RISQUESNIVEAU DE TOXICITÉ
 

toxicité faible

 
 

toxicité moyenne

 
 

toxicité forte

 
Arbres   
  • Chênes pédonculé et rouvre (glands)
  • Épicéa
  • Pins et sapins
 
   
  • Figuier
  • Noyer royal
 
   
  • Erables sycomore et negundo
 
Haies ornementales   
  • Chèvrefeuille ornemental
  • Troène
 
   
  • Buis
  • Cotoneaster
  • Datura
  • Glycine
  • Laurier-cerise
  • Rhododendron
  • Thuya
 
    
Haies bocagères   
  • Genêt
 
   
  • Fusain d'Europe
 
    
Talus et bordures de haies   
  • Chèvrefeuille des haies
 
   
  • Belladone
  • Euphorbe
  • Jusquiame
 
   
  • Digitale
  • Fougère aigle
  • Prêle
 
Prairies et foin           
  • Férule
  • Grande cigüe
  • Renoncule âcre
  • Séneçons du Cap et de Jacob
 

 

Les arbres/arbustes toxiques pour les équidés regroupent à la fois des espèces présentes dans ou en bordure des pâtures, et d’autres espèces présentes dans le voisinage (haies et plantes d’ornement dans les jardins…). Certains doivent absolument être éliminés de l’environnement des chevaux car ils provoquent très souvent des accidents mortels (if à baie, érable sycomore, laurier rose…). A l’inverse, d’autres, bien que toxiques et dont l’ingestion puisse être mortelle, sont très fréquemment présents dans ou en bordure de prairie et ne posent que rarement problème (chêne, robinier…).

 

Les plantes herbacées toxiques qui posent actuellement le plus de soucis sont celles disposant d’un important pouvoir de dissémination, par exemple grâce à leurs akènes plumeux qui volent au vent (comme ceux des pissenlits). Certaines plantes toxiques de la famille des Astéracées ont ainsi colonisé notre territoire (séneçons, porcelle enracinée…).

 

Comment limiter les risques / lutter contre ?

Pour les arbres/arbustes toxiques

  • Faire connaître ces arbres/arbustes aux détenteurs et utilisateurs de chevaux
  • Proscrire l’implantation des arbres/arbustes les plus toxiques dans les prairies destinées aux chevaux et/ou au sein des propriétés équestres
  • Lorsque ces arbres/arbustes sont déjà présents dans les infrastructures :
    • Abattre les plus toxiques ou s’assurer que les chevaux n’y aient pas accès (jardin clôturé par exemple) et qu’il n’y a aucun risque de dissémination d’éléments toxiques dans les prairies (feuilles, fruits…)
    • Limiter l’accès aux pâtures contenant les arbres/arbustes de toxicité moyenne lors des périodes à risque (sécheresse/vents et chute de glands, émergence de plantules d’érable sycomore au printemps et présence de samares à l’automne…)
  • Ne jamais distribuer les résidus de tonte ou de taille de haies aux équidés → les emmener à la déchetterie !
  • Ne pas attacher son cheval à n’importe quel arbre et ne pas le laisser brouter à proximité de n’importe quel arbuste
  • Faire attention lors de changement de biotope (pâture, région…) et lors de sorties en balade/randonnée/concours

La plupart des haies de jardins sont constituées de plantes toxiques (if à baie, troène, laurier rose, laurier cerise…). D’autres, moins toxiques, peuvent le devenir si elles sont consommées en grande quantité (thuya).

 

Pour les plantes herbacées toxiques

 

On ne le répétera jamais assez, l’entretien et la bonne gestion des prairies est le meilleur moyen de prévention ! L’objectif est de favoriser une couverture homogène des sols, avec un couvert végétal de qualité. Cela passe par diverses mesures.

 

Bien conduire le pâturage
  • Proscrire le surpâturage en adaptant le chargement
  • Limiter le piétinement en changeant régulièrement le lieu d’affouragement/abreuvement
  • Pratiquer le pâturage tournant et/ou le pâturage mixte
  • Ramasser les crottins régulièrement pour éviter les secteurs négligés par les chevaux et éviter tout excès d’azote local favorable aux développement des adventices
  • Faucher les refus

 

Encourager la pousse des graminées

 

Limiter le développement des adventices
  • Désherber régulièrement :
    • Désherbage mécanique (hersage) en préventif
    • Désherbage chimique (utilisation locale d’herbicides autorisés) en curatif
    • Voire arrachage des plantes toxiques à la main (quand c’est possible et hors de la vue des chevaux)
  • Réensemencer ou réaliser un sursemis sur les zones dénudées, avec des espèces adaptées au climat, au sol et aux chevaux → sols nus favorables au développement des adventices
  • Planter des haies autour des prairies, en choisissant des espèces non toxiques, pour limiter la dissémination des graines d’adventices par le vent en provenance des lieux avoisinants
  • Veiller à la propreté du matériel d’entretien des prairies (gyrobroyeur, herse…) et de récolte des fourrages (faucheuse, andaineur…) avant utilisation → absence de graines d’adventices ou de restes de végétaux

 

Si des plantes toxiques sont identifiées dans une prairie, elles doivent absolument être détruites avant fenaison !

 

Ce qu’il faut retenir

 

Les intoxications végétales chez les équidés = un risque réel, qui s’accroît !

 

Même si certaines régions défavorisées par le climat sont plus à risques, tous les chevaux sont concernés sur l’ensemble du territoire français, qu’ils vivent au pré ou au box.

 

Risques présents toute l’année, mais plus élevés à la belle saison et à l’automne.

 

Plantes toxiques présentes dans les pâtures, les prairies de fauche et l’environnement du cheval (plantes d’ornement dans les jardins…).

 

Fourrages traîtres pour les chevaux car végétaux très difficiles à identifier après dessiccation.

 

Attention aux comportement humains inappropriés ! Nos gestes suscitent l’intérêt du cheval et peuvent l’amener à s’intoxiquer.

 

Meilleurs moyens de prévention = avoir un minimum de connaissances en botanique, observer, entretenir ses prairies, bien gérer le pâturage et replanter des haies !

 

Vers des labels de qualité du foin ? exemple « foin garanti sans séneçon » → plus de sécurité, mais à un certain coût…

 

En savoir plus sur nos auteurs
  • Dr Nathalie PRIYMENKO Docteur vétérinaire - Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT)
  • Nelly GENOUX Ingénieur agronome - IFCE
  • Dr Gilbert GAULT Docteur vétérinaire - Centre National d'Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV) - VetAgro Sup, Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon
Pour retrouver ce document: www.equipedia.ifce.fr
Date d'édition: 30 10 2020
Fiche réalisée avec nos partenaires
RESPE Ecole vétérinaire de Toulouse
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