Recherche transfert et innovation

Un tour d'horizon de la recherche équine en France : importance, moyens, fonctionnement...

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par Marion CRESSENT - | 07.10.2017 |
Niveau de technicité :
Troupeau expérimental du Pin
Sommaire

Une recherche équine française importante quantitativement

La France figure au 6ème rang mondial en matière de production scientifique équine tous pays confondus. Deux régions, l’Ile de France et la Basse Normandie, totalisent 50% des publications nationales.

Une recherche équine atomisée structurellement et géographiquement

De nombreux organismes publics sont concernés par la recherche équine en France :

  • L'Inra (Institut national de la recherche agronomique) dans ses centres de Nouzilly, Theix, Toulouse, Montpellier et Jouy en Josas.
  • Les établissements d’enseignement supérieur du ministère de l’agriculture (Ecole vétérinaires d’Alfort, VetagroSup à Lyon et Clermont Ferrand, AgroSup Dijon, Oniris Nantes, …).
  • L'Ifce.
  • L'Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) dans ses centres de Dozulé et Maisons Alfort.
  • Le CNRS.
  • De plus en plus d’universités pour la thématique du cavalier ou des nouvelles technologies (Caen, Paris Sud, Angers, Limoges …).

Pôles de recherche

Le cheval est, la plupart du temps, traité comme une espèce parmi d’autres dans des laboratoires thématiques multi espèces. Ainsi, les pôles de recherche équine français sont disséminés sur l’ensemble du territoire. Ceci permet de bénéficier des avancées réalisées sur les autres espèces, mais peut nuire à la visibilité de la recherche équine en France comme au niveau international. 

Répartition géographique des laboratoires de recherche équine en France en 2017

1.    INRA Val de Loire – Nouzilly (37) : Reproduction, comportement, parasitologie

2.    INRA Toulouse Midi-Pyrénées – Castanet Tolosan (31)

3.    INRA Jouy – Jouy en Josas (78) 

4.    INRA Auvergne Rhône-Alpes – Theix (63)

5.    INRA Occitanie-Montpellier – Montpellier (34)

6.    ENVA – Maisons-Alfort (94)

7.    ENVA-CIRALE – Goustranville (14)

8.    VetAgroSup – Marcy l’Etoile (69)

9.    Oniris – Nantes (44) : pathologie, nutrition, médecine sportive

10.   AgroSupDijon – Dijon (21)

11.   ENV Toulouse – Toulouse (31)

12.   ANSES Dozulé – Goustranville (14)

13.   ANSES Alfort – Maisons-Alfort (94)

14.   Labo. Franck Duncombe – Caen (14)

15.   FNCF-LCH – Chatenay-Malabry (92)

16.   CNRS Univ Rennes 1 – Rennes (35)

17.   Institut de l’Elevage – Lyon (69)

18.   Centre Maurice Halbwachs – Paris (75)

19.   Université de Caen – Caen (14)

20.   Université Paris Sud - Orsay (91)

21.   Ifce Le Pin – Exmes (61)

22.   Ifce Station expérimentale – Chamberet (19)

23.   Ifce-ENE – Saumur (49)

24.   Ifce-Observatoire économique et social – Pompadour (29)

25.   CAIPS – Poitiers (86) 

26.   Université d’Angers – Angers (49)

27.   IRSTEA – Clermont-Ferrand (63)

28.   Université Bretagne Sud – Lorient (56)

29.   Université de Bourgogne – Dijon (21)

30.   Université de Montpellier – Montpellier (34)

31.   Université de Rouen – Rouen (76)

32.   Université de Reims – Reims (51)

33.   Université de Nantes – Nantes (44)

34.   ESC Pau – Pau (64)

35.   Université Clermont Auvergne – Clermont Ferrand (63)

36.   Inra Bordeaux - Villenave-d'Ornon (33)

Une grande variété de thématiques

Les pôles de recherche équine français couvrent une très large palette de thématiques. Comme dans la plupart des autres pays (chiffres 2006), plus de 50 % des publications traitent de pathologie ainsi que de leur traitement ou prévention. 

La zootechnie correspond à 26 % de la production avec une part égale entre la génétique, la reproduction et la nutrition et pratiques d’élevage. 

L’éthologie et les sciences économiques et sociales sont en progression récente avec un poids respectif de 4 et 3%. 

Le fait actuel le plus marquant est le développement spectaculaire de la génomique avec son implication dans la sélection, la lutte contre les maladies et le dopage.

Des moyens conséquents

Troupeau expérimental du PinTous établissements confondus, la recherche dispose de financements évalués à sept millions d’euros, de ressources humaines évaluées à 47 équivalents temps plein, de trois troupeaux expérimentaux (Chamberet et le Pin à l’Ifce ; Nouzilly à l’Inra), d’un effectif de chevaux au travail (ENE) et de crédits de soutiens apportés par l’Ifce, le fonds EPERON, certains conseils régionaux, l’ANR, etc.

Depuis 2011, la recherche équine française dispose d’une fondation de coopération scientifique : la fondation Hippolia dont les objectifs sont de renforcer et de promouvoir le développement de programmes de recherche et de formation liés à la santé, au bien-être et à la performance équine.

Des comités assurant la liaison professionnels – financeurs – structures de recherche

Deux instances de concertation, le conseil scientifique de l’Ifce et le groupe filière Equine de l’INRA permettent de recueillir les besoins des professionnels, de les traduire en questions de recherche et de fédérer des équipes scientifiques pour y répondre.

Le conseil scientifique de l’Ifce s'assure également de la bonne utilisation des fonds distribués par l’Ifce et évalue leur efficacité. 
 

Des efforts importants pour le transfert des résultats

Afin que les résultats de recherche soient utilisés il est indispensable d’organiser leur transfert vers l’ensemble de la filière. Ainsi, les organismes techniques (Ifce, Institut de l’Élevage, Chambres d’agriculture et établissements d’enseignement) vulgarisent les résultats de la science et les transfèrent sous forme d’ouvrages, de conseils, de colloques ou de formations.

Actuellement, le nombre de conférences thématiques ouvertes au plus grand nombre se multiplient dans toute la France et au plus près des acteurs de terrain.

Des efforts à poursuivre pour la valorisation et l'innovation

Le pôle de compétitivité Hippolia créé en 2005, appuie le montage des projets d'innovation portés par ses membres et les labellise. Son rôle est également de travailler en amont pour créer l'environnement le plus favorable possible aux projets et en aval pour mettre en relation les chefs d’entreprises avec des investisseurs privés ou pour inciter à l’export...

Néanmoins, malgré un potentiel d’innovation important, l’innovation et la valorisation des travaux de recherche publics comme privés de la filière équine restent encore insuffisants comme l’illustre le faible nombre de brevets déposés.

En savoir plus sur nos auteurs
  • Marion CRESSENT Responsable du département recherche - Ifce
Pour retrouver ce document: www.equipedia.ifce.fr
Date d'édition: 19 10 2019
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