Les races reconnues et gérées en France

Aperçu des 55 races d’équidés, d’origine française ou étrangère, reconnues et gérées en France.

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par Mathilde DHOLLANDE - Cécile ARNAUD - | 28.05.2019 |
Niveau de technicité :
Troupeau de chevaux au pré
Sommaire

Les races gérées en France

On parle de race gérées par l’Ifce lorsqu’il existe en France un stud-book ou registre (antenne du berceau de race) et une association de race ou un organisme de sélection agréés par le Ministère de l’Agriculture. Lorsque l’organisme de sélection le souhaite, le SIRE est garant de la mise en œuvre du règlement du stud-book et assure l’émission des documents d’identification pour ces races.

Pour connaître la liste des races gérées par l’Ifce, voir la fiche Gestion des races et appellations

Les races de chevaux de sang

Vingt sept races de chevaux de sang sont reconnues et gérées en France

Ces races sont très variées et regroupent des chevaux aux utilisations diverses. Des courses d’hippodromes au sport, du loisir aux chevaux de territoire, chaque race dispose de spécificités et de caractéristiques propres qui font la richesse de la diversité équine.

L’Arabe est l’une des plus anciennes races de chevaux : des ossements retrouvés en Mésopotamie montrent que des chevaux proches de l’Arabe vivaient déjà il y a 4 500 ans. Il est aujourd’hui utilisé pour l’endurance, le show ou les courses de galop. 

Le Pur-sang (ou Pur-sang anglais) et le Trotteur français sont essentiellement utilisés pour la course. Le Pur-sang est utilisé en course de galop de plat et d’obstacles et participe à l’amélioration de pratiquement toutes les races de sang. Le Trotteur français est une race plus récente sélectionnée sur l’aptitude au trot attelé ou monté.

Le Selle français et l’Anglo-arabe sont les principales races françaises de sport, bien que l’Anglo-arabe dispute également des courses en plat et obstacles qui lui sont réservées. Issu du croisement entre l’Arabe et le Pur-sang, l’Anglo-arabe est particulièrement apprécié en concours complet. Le Selle français est issu du croisement entre des juments autochtones et des Pur-sang.

Anglo-Arabe au concours complet

D’autres races sont plus spécifiquement utilisées en loisir comme le Camargue, le Mérens ou encore le Henson. Le Camargue, encore utilisé pour le travail du bétail, vit en troupeau dans les zones marécageuses de la Camargue. Le Mérens et le Castillonnais, petits chevaux rustiques et résistants originaires de l’Ariège, sont bien adaptés à leur milieu. Ils sont utilisés pour l’équitation d’extérieur et l’attelage. Le Henson, originaire de la baie de Somme, est issu du croisement entre des poneys Fjord et des chevaux de sang (Selle français, Anglo-arabe). Le cheval Corse et le cheval de race Auvergne ont également rejoint depuis 2012 le cheptel des races gérées, suivis par le Cheval de Sport Anglo-Normand en milieu d'année 2014.

Certaines races étrangères maintenant reconnues en France sont adaptées plus particulièrement au dressage (Lusitanien, Lipizzan), à l’équitation d’extérieur (Barbe) ou aux disciplines d’équitation western (Quarter Horse, Paint Horse, Appaloosa, Crème).

Les races de poneys

Onze races de poneys sont reconnues et gérées en France

Le Poney français de selle est la race de poney la plus représentée avec près d’un tiers des naissances enregistrées. Issu du croisement entre des ponettes d’origine française avec des étalons arabes ou de races étrangères, il est utilisé pour l’équitation de loisir et la compétition.

Poney Français de Selle au concours de saut d'obstacleLes deux autres races françaises de poneys, Pottok et Landais, sont plutôt utilisées en équitation de loisir et en attelage. Le Pottok vit en troupeau en liberté dans les montagnes du Pays Basque.

Les poneys anglo-saxons sont souvent utilisés pour l’équitation ou la compétition, notamment le Connemara d’Irlande et les races venant de Grande-Bretagne (Dartmoor, Highland, New-Forest, Shetland et Welsh).

D’autres races sont utilisées sous la selle ou à l’attelage, telles que le Fjord de Norvège à la robe isabelle et la crinière « en brosse » ou encore le Haflinger, originaire d’Autriche, à la robe typique alezane crins lavés.

Les races de chevaux de trait

Dix races de chevaux de trait sont reconnues et gérées en France

Les chevaux de trait étaient traditionnellement utilisés pour la traction animale, essentiellement pour les travaux agricoles. Après la seconde guerre mondiale, la population de chevaux de trait a fortement diminué, les destinant alors principalement à la production de viande chevaline. Ce changement d’orientation a conduit à alourdir leur morphologie au détriment de leurs capacités physiques. Depuis une vingtaine d’années, l’utilisation des chevaux de trait se réoriente pour partie vers des pratiques de loisir et de travail.

Comtois au travailLes races de trait les plus représentées sur le territoire sont le Breton et le Comtois, principalement produits dans leurs berceaux de race en Bretagne et en Franche-Comté, mais aussi dans des bassins de production comme les Pyrénées ou l’Auvergne, plus spécialisés en production bouchère.

Quelques races ont aujourd’hui de très faibles effectifs, en particulier le Trait du Nord, le Poitevin, l'Auxois et le Boulonnais.

Les races d’ânes

Sept races d’ânes sont reconnues et gérées en France

Ane Bourbonnais dans le préLes races d’ânes sont essentiellement des races locales, elles sont toutes d’origine française. Les races aux effectifs les plus importants sont l’Ane du Cotentin et le Baudet du Poitou

Les races les moins représentées sont l’Ane du Bourbonnais (une quinzaine de naissances par an) et l’Ane des Pyrénées (une soixantaine de naissances par an). 

La population française d’ânes est constituée en grande partie par des ânes issus de croisements divers et dont les origines ne sont pas reconnues car elles n’ont pas été enregistrées à la naissance.

En savoir plus sur nos auteurs
  • Mathilde DHOLLANDE Responsable marketing et communication Ifce-SIRE
  • Cécile ARNAUD Responsable du bureau naissances et conseiller juridique - Ifce
Pour retrouver ce document: www.equipedia.ifce.fr
Date d'édition: 14 12 2019
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