Auxiliaire vétérinaire : l’assistant du vétérinaire aux petits soins des équidés

Le métier d’auxiliaire vétérinaire est devenu une profession à part entière en 1995, lors de la création de la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires. La profession y est strictement encadrée grâce à une définition précise des missions et des compétences attendues. La reconnaissance du métier d’auxiliaire vétérinaire a permis une meilleure organisation de la profession. Depuis la convention, les vétérinaires font appel à des assistants formés et diplômés. Un assistant vétérinaire peut se spécialiser dans certaines catégories d'animaux (canine, rurale, équine, NAC...).

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Niveau de technicité :
Radiographie du pied d'un cheval
Sommaire

Auxiliaire vétérinaire : 50% administratif, 50% soins aux animaux

Véritable garant de l’image de la clinique vétérinaire, l’auxiliaire vétérinaire est le premier interlocuteur des patients et de leurs propriétaires. Son rôle est de veiller au bien-être des animaux, d’assister le vétérinaire pendant ses consultations ou lors d’actes. Parallèlement à ses activités de soin, l’ASV (Auxiliaire Spécialisé Vétérinaire) gère le secrétariat de la structure et veille à son bon approvisionnement. Enfin, l’auxiliaire vétérinaire assure l’entretien des locaux et du matériel.

Pour exercer son métier, l’auxiliaire vétérinaire doit être polyvalent, disponible et attentionné. Les journées sont rythmées entre les tâches administratives, d’entretien et de soins aux animaux. Les dépassements horaires sont fréquents, car au contact des animaux il faut savoir gérer le planning tout en assurant les urgences. Pour parvenir au métier, il faut faire preuve de douceur et d’attention aussi bien envers les animaux que leurs propriétaires. Des qualités d’écoute et de patience sont donc indispensables.

Au quotidien, l’ASV :

  • Identifie le motif de consultation et son degré d'urgence et informe le client sur les modalités de prise en charge de l'animal ;
  • Prépare et installe l'animal (désinfection, rasage, mise au box...) ;
  • Prépare le matériel et apporte une aide technique au vétérinaire, à l'éleveur... ;
  • Conseille sur l'alimentation, les soins, la médication de l'animal ou procède à la vente de compléments alimentaires ;
  • Entretient le poste de travail ;
  • Désinfecte et décontamine l’équipement ;
  • Détruit des déchets ;
  • Prépare les aliments et les distribue aux animaux ;
  • Réalise les soins d'hygiène et de confort des animaux ;
  • Prépare les accessoires de radiologie et procède au développement des clichés ;
  • Tient informé le praticien des activités ;
  • Planifie des rendez-vous ;
  • Assure un accueil téléphonique ;
  • Renseigne le dossier de soins de l'animal ;
  • Réalise la gestion administrative d'une structure.

Témoignage de Caroline Nicolas, ASV équin à la Clinique Vétérinaire Equine de Méheudin (61) :
« Le métier d'ASV est un métier où il faut aimer travailler dans l'imprévu, aimer avoir des changements permanents, aimer travailler en équipe. Il faut savoir prioriser les demandes afin de palier au plus urgent sans oublier les autres impératifs. C'est un métier extrêmement plaisant car il y a beaucoup de tâches différentes à effectuer. »

Une formation cadrée par le GIPSA

Il n’existe pas de formation spécialisée « auxiliaire vétérinaire équin » mais un diplôme d’auxiliaire vétérinaire général :

  • Titre d'Auxiliaire Vétérinaire Qualifié (AVQ) en 1 an après un CAP et de solides connaissances en matière de soins aux animaux ;
  • Titre d'Auxiliaire Spécialisé Vétérinaire (ASV) en 2 ans après une 2nde ou après une qualification AVQ.

L’ASV bénéficie d’un niveau de délégation plus important de la part du vétérinaire. Il prend en charge les mêmes tâches que l’AVQ, ainsi que des activités qui requièrent des capacités d’autonomie, d’analyse et de synthèse.

Seul le Groupement d’Intérêt Public Formation en Santé Animale (GIPSA) est habilité à délivrer le titre d’auxiliaire vétérinaire reconnu par la profession vétérinaire. Il existe également un Brevet Technique Agricole (BTA) secrétariat administratif, orientation assistant vétérinaire. D’autres formations privées et payantes sont possibles, renseignez-vous au préalable pour en connaître la reconnaissance par les vétérinaires.

Des évolutions de carrière possibles mais peu fréquentes

On compte environ 12 000 assistants vétérinaires en France, la plupart des postes étant occupés par des femmes. Les ouvertures de poste sont rares. Il est intéressant de regarder combien il existe de cabinets ou cliniques vétérinaires dans une ville, et combien d’auxiliaires y sont employés (on compte en moyenne 1 auxiliaire pour 1 vétérinaire).

Il est à noter qu’un nombre important d’ASV est à temps partiel. La pyramide des âges des emplois dans les cliniques (beaucoup de jeunes de moins de 35 ans, peu de personnel de plus de 55 ans) ne laisse pas prévoir beaucoup de départs à la retraite dans les prochaines années.

Selon la localisation de la clinique, l’auxiliaire vétérinaire aura des tâches différentes. En ville, il peut participer de façon plus intensive aux soins, surtout s’il travaille dans un cabinet très spécialisé (chirurgie de pointe). À la campagne, son rôle sera plus administratif : pendant que le vétérinaire fait sa tournée, l'assistant assure la permanence téléphonique, répartit les urgences…

Du fait de leurs compétences en santé animale, les ASV bénéficient de l'équivalence du Certificat de Capacité Animaux Domestiques et peuvent donc également trouver des débouchés dans d'autres secteurs animaliers (élevage, éducation canine, animalerie, refuge).

La convention collective fixe trois niveaux de salaires. Toutefois, l'employeur peut verser des salaires au-delà du minimum imposé.

  • Auxiliaire vétérinaire échelon 3 (accueil secrétariat + soins aux animaux et assistance du vétérinaire : voir la classification des emplois de la convention collective) → salaire horaire brut conventionnel 2018 : 10,55 € (net environ 8,12 €) ;
  • Auxiliaire vétérinaire spécialisé échelon 5 (titulaire du diplôme) → salaire horaire brut 2018 : 11,54 € (net environ 8,88 €) ;
  • Après 3 ans de travail une prime d’ancienneté de 5% est ajoutée au salaire.
En savoir plus sur nos auteurs
  • Ifce - équi-ressources Emplois et stages dans la filière équine
  • Charlène LOURD Ingénieur de projets et développement - Conseillère emploi formation du service équi-ressources
Pour retrouver ce document: www.equipedia.ifce.fr
Date d'édition: 17 06 2019
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